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ARTIVISME

En réponse aux diktats aliénants imposés par nos sociétés consuméristes, à la propagation des discours d’austérité, mais aussi pour dénoncer les démocraties parfois mises à mal, l’« artivisme » (activisme artistique) n’en fini de s’imposer comme un vecteur privilégié de résistance, pour mieux dénoncer le système et réveiller les consciences.
Puisant autant du côté des avant-gardes (dada, surréalistes, situationnistes, etc.) que des anciennes traditions carnavalesques, ou de la contre-culture (diggers, yippies, punks, graffers, ravers, etc.), l’artivisme réactive l’ironie et l’imagination comme armes de subversion.

Entre propagation et propagande, une démarche engagée loin du repli sur soi faisant appel à la créativité pour combattre un réel sclérosé et dénoncer les démocraties parfois mises à mal.

SIGNES ÉMERGENTS

1. INFECTION DES CONSCIENCES : Détournant les signes de la « société du spectacle » avec ironie pour créer une lecture critique et transgressive, les membres du collectif General Idea, véritable théoriciens de l’artivisme, se concevaient comme un virus dans la machine médiatique. Ils ont récemment fait l’objet d’une rétrospective au musée d’art moderne de la ville de Paris.

2. AGITATEUR BORDELINE: dans le dernier film parodique « the dictator » de l’humoriste  Sacha Baron Cohen, c’est la société dans son intégralité qui est tournée en ridicule de l’Orient jusqu’à l’Occident 

3. PRIERE PUNK : après avoir improvisé, encagoulées, une « prière punk » dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou intitulée « Marie mère de Dieu — chasse Poutine ! » trois membres du collectif Pussy Riot ont été condamnées à deux ans de camp. Un jugement sévère qui a soulevé les foules aux quatre coins du monde, et réveillé les consciences. 

ÉVOLUTION DE VALEURS

TOURNER LE QUOTIDIEN EN DÉRISION
Après la recherche du « beau pour tous » et de la démocratisation d’une esthétique chic, abordable et fonctionnelle, on assiste aujourd’hui au retour du graphisme et du message fort et fun dans la communication, le retail et le packaging. Une envie de réintroduire humour et ironie, d’injecter la juste dose de second degré jusqu’au politiquement incorrect, dans la vie, les lieux et les produits de tous les jours. 

SE LIBÉRER PAR LE LACHER PRISE 
Pour s’affranchir des diktats sociaux et de la morale culpabilisante, d’un présent morose et d’un futur anxiogène, le consommateur redécouvre les vertus du lâcher prise. Bannir les complexes et faire fi  des regards : une attitude désinvolte et libératoire qui tourne en dérision l’acte de consommer, la société bien pensante et l’autocensure. 

CONCEPTS CREATIFS : CANUL’ART

Séduisant et légèrement corrosif, l’humour se met joyeusement en scène en parodiant les références pour réveiller et dé-banaliser communication, événements et produits quotidiens. 

1. Black Mustard by Mazzetti l’Originale. Une moutarde inédite, aromatisée au vinaigre balsamique de Modène qui lui confère une couleur noire inattendue pour un fooding décalé. 2. SinCare de Kimberley Pearson. Sin-care, «vice» en anglais, ne s’intéresse pas à votre type de peau mais à vos styles de vie. Fumeuse, gourmande... Chaque sérum trouve une solution aux pêchés des femmes. 3. Esslack by The Deli Garage. Le vernis comestible Esslack apporte une finition chromée or ou argent en un coup de spray sur tous les types d’aliments. Directed by PeclersParis.

1. Sugamo Shinkin Bank by Emmanuelle Moureaux. À Shimura, une véritable explosion de couleurs, empilage de tranches arc-en-ciel pour la façade d’une banque dont la devise est «Nous nous réjouissons de servir des clients heureux». 2. Rock It Suda by Hoon Moon in Jeong- seon. Comme un super terrain de jeu, un complexe de «pensions» (maisons de vacances) excentriques à Jeongseon en Corée du Sud, construites sur l’inspiration d’une rock-star.

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