Creating
Future

Future
Singularities

  • Partager sur
Mar 31, 2015Rémi Le Masson

Découvrez nos points forts et coups de cœur de cette 9e édition conçue par Benjamin Loyauté et Elsa Francès autour du thème « Les Sens du beau » : sa perception, son analyse, son interprétation et son évolution permanente.

Ancrée dans la Cité du Design, une biennale multi-facettes qui nous propose à travers différentes expositions d’appréhender des territoires d’expression et des esthétiques très variées, des plus prospectives aux plus grotesques.Un parcours-découverte à poursuivre à travers la ville, du IN au OFF, du musée des Arts et Industrie à celui de la Mine, jusqu’à des lieux plus éphémères.

 

HYPERVITAL

A partir de l’étude « Human & Nature Dynamics » du mathématicien Safa Motesharrei qui évoquait l’ensemble des facteurs qui mèneraient inévitablement à un changement de notre civilisation industrielle, l’exposition déroule un panorama, articulé autour de point-clefs (Pollution, Diseases, Conflict…), de recherches et de concept-produit qui convergent vers un avenir plus durable et éthique.

BEAUTY AS UNFINISHED BUSINESS & SERIAL BEAUTY

A la croisée de la forme, de la fonction et de la fabrication, ces expositions mettent en scène des objets contemporains aux volumes sobres à imaginer comme de futurs standards (mobilier, téléphonie, sanitaire, culinaire…) conçus par le studio anglais Industrial Facility pour Beauty as unfinished business.

Dans l’exposition Serial Beauty, les designers les plus influents de la nouvelle génération (Kostantin Grcic, Ronan & Erwan Bouroullec, Scholten & Baijing, Benjamin Hubert…) expliquent leur rapport à la beauté, à travers textes et créations personnelles récentes.

NO RANDOMNESS

Une exposition qui exploite le thème du sens caché en mettant en scène une sélection d’objets banals et quotidiens (pneu, capsule, pâtes, formats, orange RAL…) et en communicant sur la genèse et le sens de leur forme, jusqu’à l’évidente beauté qui en résulte.

VOUS AVEZ DIT BIZARRE ? & TU NAIS, TUNING, TU MEURS

Quand design et grotesque se rencontrent, une proposition de Bart Hess qui fait place à des créations iconoclastes et singulières, étranges ou humoristiques, souvent autour d’un travail de la matière, questionnant notre sens de la beauté et du goût.

Au musée Arts et Industrie, c’est l’art et le tuning qui cohabitent et jouent avec les limites, via des sculptures et des vidéos.

DES PISTES PRODUITS A RETENIR

L’impression 3D en métal de Joris Laarman Lab. Inspiré des recherches du MIT sur la matière programmable, le designer-ingénieur travaillent avec des robots et des outils de fabrication numérique pour créer dans l’espace, une matière numérique métallique à base de voxels (pixels volumétriques) dans la suite du 3Doodler, le stylo d’impression 3D, mais en plus grand et plus solide.

Le ResportOn d’Elham Seyed Javad. Un vêtement-cagoule en coolmax, conçu par la designer canadienne pour permettre aux sportives (à l’origine les athlètes musulmanes de Taekwondo) de maintenir leurs cheveux à l’entrainement ou en compétition.

Luminaries par le Studio Glithero. Une installation immersive et magique réalisée dans les salles-ateliers du Musée de la Mine. En contraste total avec l’environnement charbonneux, des structures lumineuses et aériennes aux allures de cages qui jouent sur l’interaction pour se composer dans l’espace.

Broken Mirror de Guillaume Wakwalder & Aurélia von Allmen. Un miroir intelligent et interactif dont la membrane souple se tend et devient réfléchissante lorsqu’on s’arrête devant. Une proposition alternative aux objets connectés électroniques, au fonctionnement plus évident et tangible.

Sonic Journalism de Peter Cusack. Le journalisme acoustique repose sur l’idée que les sons émis par les lieux et les évènements peuvent révéler des informations précieuses complémentaires des images visuelles et du langage. L’installation de l’artiste « Sounds from dangerous places » étudie les sons des sites dévastés par des catastrophes écologiques majeures.

Flocoon Pixel du Groupe Legrand. Un concept expérimental qui continue d’évoluer, rompant les codes de l’appareillage traditionnel pour laisser place à une relation sensible entre l’utilisateur et la commande. Variation de l’intensité de la lumière par effleurement, contrôle et changement de couleur via une application,  ou gestion de la lumière grâce au Space Light Manager, un plafond en Oled et sa tablette connectée.

NOS COUP DE CŒUR

Tube story de Samy Rio, ou l’industrialisation du bambou sous sa forme tubulaire naturelle. Sèche-cheveux et enceinte Bluetooth repensés à partir de ce matériau, et présentés dans le cadre de Diplorama+, les projets de diplômes 2014 de l’ Ensci.

Plastic Gold de Florie Salnot, un travail autour du recyclage de bouteilles en plastique transformées en bijoux par des femmes sahraoui. Des ingrédients modestes : déchets plastique, sable chaud, outils manuels et peinture or, qui ressuscitent en parures ornementales.

Fleurs ou portraits, les céramiques de Park Seo Yeon, un incroyable savoir-faire qui fait ressembler les couches de barbotine de porcelaine colorée à du papier calque.

Le Bestiaire, une joyeuse ménagerie ! Des déguisements simplissimes en papier, illustrés par des designers graphiques à l’invitation de Ionna Vautrin, et que les enfants pouvaient enfiler pour participer à un atelier dessin et Photomaton autour de leur imaginaire animal.

A toutes les sauces, autour du culinaire et de l’art de la table. Des créations de designers (Jean-Baptiste Fastrez, Perrine Vigneron et Gilles Belley, Ionna Vautrin…) qui réinterprètent avec poésie les usages et étaient présentés dans une vitrine du centre-ville.

EN CONCLUSION

Une visite à conseiller sur 2 jours, pour profiter de la diversité des lieux et de la variété des thématiques, et aller jusqu’au Musée d’Art moderne découvrir l’univers étrange de l’artiste coréenne Lee Bul.