Creating
Future

Future
Singularities

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Mar 01, 2018Julie Dao Duy

En attendant l’arrivée effective du Brexit, la mode Made in England revendique avec fierté ses codes british. La créativité débridée qui la caractérise semble malgré tout s’assagir cette saison, laissant de côté une excentricité parfois « too much » pour un vestiaire plus réaliste. Une petite révolution en soi, qui mise sur une insolence joyeuse et colorée.

Slow down

Une mode expérimentale qui se veut plus simple ! C’est une performance d’équilibriste, savamment dosée entre créativité et réalité, qu’a livré JW Anderson. Il imagine ses mannequins descendant dans la rue, remarqués par les passants mais pas « freaks » pour autant. Cette créativité maitrisée, on la retrouve notamment chez Eudon Choï ou Palmer Harding.

Suburbs Lady

Les défilés de Londres ont signé le grand retour de la Lady populaire, au look faussement bourgeois et largement inspiré des suburbs. Ce personnage, que l’on retrouve chez Faustine Steinmetz, Natacha Zinko, Toga et même Burberry, réinvente à la sauce street les carreaux british, trenchs à l’anglaise et foulards aux imprimés kitsch. Un hommage aux codes tradi, bousculés avec brio.

Optimistic revolution

À l’image des derniers défilés de Christopher Bailey pour Burberry, aux couleurs de la communauté LGBTQ+ et de Marques’ Almeida qui a choisi ses mannequins d’un jour sur Instagram, les défilés londoniens ont su faire preuve d’une insolence joyeuse ! Digne héritière d’une tradition rebelle et punk, la jeunesse anglaise s’affirme et chamboule les codes chez NicoPanda, Ashley Williams ou encore Ashish. Indépendante, affirmée et engagée, cette mode-là ignore la morosité et fait souffler un vent d’optimisme coloré sur les défilés.