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Sep 22, 2016Julie Dao Duy

Du Petit Palais au musée des Arts Décoratifs en passant par Beaubourg… Notre sélection d’événements culturels phares à découvrir aux quatre coins de la capitale.

Magritte, la trahison des images

Reprenant le titre de l’un des tableaux les plus emblématiques de René Magritte affichant l’inscription « Ceci n’est pas une pipe », cette grande rétrospective orchestrée par le Centre Pompidou offre un regard inédit sur l’un des plus grands artistes du 20e siècle.

En 1932, l’œuvre intitulée « Les Affinités électives », représentant un œuf à l’intérieur d’une cage, marque une importante rupture dans le parcours de l’artiste belge.

Organisée par thèmes – Les mots et les images, L’invention de la peinture ou L’Allégorie de la caverne – l’exposition rassemble une centaine de tableaux emblématiques ou peu connus, de dessins et documents d’archives, explorant la dimension philosophique de l’œuvre du peintre, notamment à travers ses échanges avec Alphonse de Waelhens ou Michel Foucault ou encore les motifs récurrents mettant en lumière diverses références à Platon ou à Pline l’Ancien.

Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017, au Centre Pompidou

MMM – Matthieu Chedid rencontre Martin Parr

D’un côté, le photographe britannique Martin Parr qui immortalise tour à tour plages bondées, classe ouvrière sous Margaret Thatcher ou truculentes grands-mères.

De l’autre, le chanteur-compositeur Matthieu Chedid et ses instruments de musique. A la suite d’une rencontre initiée lors des Rencontres photographiques d’Arles en 2015, les univers de ces deux artistes à priori aux antipodes se rencontrent pour entamer un dialogue à la Philharmonie de Paris.

Au total, plus de 500 photographies retraçant le parcours de Martin Parr s’accompagnent de neuf pistes sonores inédites, imaginées par l’une des figures incontournables de la scène pop rock française, mettant en musique les œuvres du photographe. Un voyage sensoriel inédit au cœur de la création.

Du 4 octobre au 29 janvier 2017, à la Philharmonie de Paris

Oscar Wilde, l’impertinent absolu

Cet automne, le Petit Palais présente la première exposition française consacrée au célèbre auteur du Portrait de Dorian Gray.

Francophile et francophone, proche de la scène artistique et du milieu intellectuel parisien à la fin du XIXe, l’écrivain irlandais côtoie Gide, Mallarmé ou Verlaine lors de ses fréquents séjours à Paris. Il y finit ses jours en 1900, alors âgé de 46 ans, après avoir purgé une peine de deux ans de travaux forcés pour homosexualité.

Cette grande rétrospective offre un parcours inédit au cœur de l’œuvre et de la vie d’Oscar Wilde, ponctué par plus de 200 documents, manuscrits, photographies, tableaux préraphaélites de Millais ou Richmond ainsi qu’une série de dessins et aquarelles réalisés par Oscar Wilde lui-même ou de portraits inédits de l’écrivain signés Harper Pennington, Toulouse-Lautrec ou encore Napoleon Sarony, élaborés pendant la tournée américaine de Wilde.

 Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017, au Petit Palais

L’esprit du Bauhaus. L’objet en question

Fondée en 1919 à Weimar par l’architecte Walter Gropius, cette école d’enseignement transversal amorce une véritable révolution artistique et architecturale avant d’être dissoute dès 1933, à Berlin, suite à la montée du nazisme.

L’œuvre foisonnante du Bauhaus qui rassemble artistes, designers et architectes tels que Paul Klee, Wassily Kandinsky, Marcel Breuer, Theodor Bogler ou Marianne Brandt, est à (re)découvrir au musée des Arts Décoratifs. Au total, plus de 900 œuvres, objets et pièces de mobilier accompagnés de dessins, maquettes et peintures, témoignent de l’exceptionnelle créativité de ce mouvement d’avant-garde prônant des méthodes d’enseignement inédites en défendant une synthèse des arts plastiques, de l’artisanat et de l’industrie.

En parallèle, le plasticien Mathieu Mercier met en lumière l’influence du Bauhaus sur de nombreux artistes, créateurs de mode et designers contemporains.

Du 19 octobre 2016 au 26 février 2017, au musée des Arts Décoratifs

Benjamin Katz

Né en 1939 à Anvers, Benjamin Katz entame ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin avant de s’envoler pour Cologne en 1972. Armé de son Reflex, il commence à photographier ses amis puis la scène artistique rhénane, immortalisant des artistes tels que Josef Beuys, Andy Warhol ou André Kertész.

Récemment lauréat du prix « Kunstpreis der Künstler », le photographe allemand réussit à capturer des instants volés dans l’intimité des ateliers de Georg Baselitz, Jörg Immendorff, Markus Lüpertz ou Gerhard Richter. Des clichés teintés d’humour dévoilant de manière inédite les coulisses de la scène artistique internationale de ces deux dernières décennies.

Du 30 septembre au 31 décembre 2016, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris