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Jan 30, 2018Julie Dao Duy

Par Elen Pouhaër & Marie Douchet

Effervescente et créative, la scène mode suédoise, de Hope à Back, en passant par L’Homme Rouge ou Ida Klamborn, a dévoilé du 21 au 23 janvier ses toutes dernières collections FW18-19. Dressing powerful inspiré de #MeToo, classiques revisités en version masculin-féminin ou folk contemporain… Focus sur les points forts repérés à la Fashion Week de Stockholm.

LAZY CLASSIC

Des silhouettes essentiellement composées de pièces classiques, voire casual, qui contrastent avec l’attitude nonchalante aux accents grunge de certains looks, notamment chez PRLE – avec un vestiaire sous influence américaine – ou L’Homme Rouge, finaliste de l’International Woolmark Prize competition lors de la toute dernière édition du Pitti Uomo.

Baptisée « Leaving Home », la nouvelle collection du label fondé par Jonatan Härngren, s’inspire des thématiques de l’adolescence et de la solitude. Quelques touches poétiques et une série d’accessoires empruntée à l’univers de la randonnée évoquent l’idée d’un voyage solitaire.

Après avoir imaginé une série de clichés inspirée de l’appli Tinder pour présenter une collection SS18 influencée par les looks des films « Le Loup de Wall Street » et « American Psycho », Ann-Sofie Back a conçu, cette saison, une exposition intitulée « Modebyrån » (en collaboration avec Pressbyrån et Re-Edition magazine) présentant quelques-uns de ses travaux majeurs réalisés avec le photographe Anders Edström pour des magazines tels que Dazed & Confused, Self Service ou Purple Magazine.

 

BODY CONSCIOUS

Chez Emilie Janrell, Ida Klamborn et Lazoschmidl, les silhouettes, tout en transparence, dévoilent la peau, voire l’intégralité du corps, avec des volumes ultra fittés créant une attitude provocatrice et sexy.

Le Beckmans College of design a présenté la collection déjantée de Matilda Ivarsson, inspirée des vêtements et accessoires de plongée tandis que les silhouettes imaginées par Antonia Larsson Pihl mêlent sportswear, logos et looks techno-rave.

Quant à Andreas Schmidl et Josef Lazo, fondateurs du label Lazoschmidl, ils ont conçu un vestiaire masculin inspiré par une « idole en rehab » qui adopte les silhouettes d’un « boys band imaginaire. »

Baptisée « Made you look », la nouvelle collection signée Ida Klamborn n’hésite pas à afficher les parties les plus intimes du corps par des jeux de transparence ou de découpe. La créatrice revendique cette saison une féminité assumée : son vestiaire aérien semble plus faire office d’accessoire que de vêtement, en révélant un corps totalement libéré. Questionnant la sexualité féminine, Ida Klamborn a imaginé un vestiaire powerful avec, pour point de départ, le mouvement #MeToo.

« Faut-il obligatoirement porter un costume, ou pourrait-il s’agir d’une robe complètement transparente ? On ne doit pas changer selon les attentes des autres. Il faut choisir ce que l’on veut porter et faire abstraction du reste, car selon moi, les vêtements sont synonymes de pouvoir. Si vous êtes libre de porter les vêtements que vous voulez, alors vous avez le pouvoir ».

EAST LOVES ORIENT

L’est rencontre l’orient ! Les collections de Beckmans College of design, Hope ou encore Whryed, revisitent le folk avec des volumes mettant l’accent sur les drapés et déconstructions, ainsi que des imprimés et finitions aux influences orientales.

Les franges et néo-tapisseries du vestiaire signé Johannes Adele se marient au modernisme d’une longue jupe noire pailletée associée à des collants graphiques noirs et blancs.

Chez Rave Review, une longue robe à carreaux aux allures de sari se pare d’une bande ponctuée de logos ; chez House of Dagmar, des prints néo-ikat se marient à une silhouette casual féminine et fluide, tandis que Whyred met à l’honneur un costume aux motifs Paisley mixé à une parka sportswear.