Creating
Future

Future
Singularities

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Nov 20, 2019JULIE DAO DUY

« Demain est un commencement ».

Nous sentons le besoin de redonner au futur une part de mystère et de magie, de nourrir toujours plus les imaginaires, de réveiller la créativité en lui donnant du sens, en l’inscrivant dans la durée.

Pour répondre à cette attente, Peclers renouvelle son offre cahier avec le nouveau « INSPIRATIONS, Envisioning Future(s) ». À la croisée des visions créatives et prospectives, il donne le « la » de la saison, structurée autour de quatre grands thèmes inspirants.

Main dans la main, les équipe Prospective et Style ont décrypté les grandes tendances socio-culturelles et les ont décliné en concepts esthétiques transversaux : une invitation à imaginer le futur, à réinventer sa stratégie, à renouveler ses collections…et à innover, toujours !

 Comment se construit le cahier ? De quoi sera fait l’automne-hiver 21-22 ? Plongez dans les coulisses et découvrez en exclusivité quelques concepts clés avec Aude Legré, Directrice Stratégie de Marque et Prospective, et Élisabeth Prat, Directrice des Tendances Mode.

 

Quel est le processus créatif derrière ce nouveau cahier ?

Aude Legré : Chaque saison, nous organisons à l’agence une grande réunion où sont réunis tous les talents. Nous partageons ensemble nos envies, nos intuitions, nos convictions, nos coups de cœur artistiques, nos repérages culturels, nos expériences créatives. La richesse de cet échange nous amène à poser quatre grands thèmes qui structurent la saison à venir. C’est le point de départ du nouveau cahier, le fruit de notre Observatoire de tendances mené en interne.

Puis, ce sont les équipes composées à la fois de consultants en Prospective, planneurs stratégiques et de stylistes, qui prennent le relai pour nourrir le contenu. Elles approfondissent chaque idée, repèrent les signaux annonciateurs de l’évolution constante de notre monde (références sociologiques, philosophiques, économiques, culturelles, art contemporain, évènements d’actualité, médias & réseaux sociaux) et enfin déclinent chacune de ces tendances en univers créatifs prospectifs inspirants et idées innovantes pour les marques.

Le Schaulager Building, musée et lieu de stockage pour la Fondation Emmanuel Hoffmann

Comment se différencie-t-il des précédents cahiers ?

AL: Nous avons identifié six grandes macro-dynamiques dont nous observons les évolutions au filtre de la saison. Les équipes ont isolé les « éclairages saisonniers » (faits marquants) qui correspondaient à chaque macro-dynamique, nous permettant ainsi de poser le contexte de notre réflexion.

Nous avons également enrichi la partie socio-culturelle en la dotant de doubles-pages de « tendances aspirationnelles », qui permettent de mettre en avant les aspirations clés et leurs évolutions.

Enfin, après les scénarios créatifs et pour conclure chaque thème, nous proposons une application concrète des tendances en ouvrant sur des idées innovantes illustrés par une sélection d’innovations (produit ou expérience de marque) inspirantes.

La structure de navigation du cahier est révélatrice du fil de pensée, celui qui nous guida tout au long de la conception du cahier.

Pourriez-vous citer une dynamique socio-culturelle et sa traduction esthétique ?

AL : L’élasticité du temps, cette saison, nous permet de jouer avec les anachronismes : l’Histoire n’est plus perçue comme une entité sacrée, la chronologie est bouleversée par des récits mouvants, le digital perturbe notre rapport au passé. On réactive la mémoire collective en la réécrivant, on invente de nouveaux codes.

EP : Les récits, individuels et collectifs, se racontent de façon théâtrale, dans une esthétique opulente. Oncultive le mystère en brouillant les références : couture, bourgeoisie, rock ou néo-cyborg. Les grands classiques surannés se réinventent en version glam et dressy. Le style baroque ornemental s’impose, les couleurs s’obscurcissent et les formes se distordent.

Casa Mollino, Turino, ©Pauline Chardin, The Voyageur

La question environnementale est sur toutes les lèvres, comment est-elle abordée dans le cahier ?

AL: La créativité s’oublie souvent dans les problématiques de durabilité. Pourtant, on constate une vraie évolution des « esthétiques du durable ». C’est ce que nous soulignons dans le cahier, cette exigence nourrit tous les thèmes. 

EP: La quête de sens et la volonté d’agir dans le concret nous pousse à nous intéresser à la matière, à nous réconcilier émotionnellement avec elle et à sublimer des processus de création éco-responsables et les esthétiques vertueuses qui en découlent. On assiste à un regain d’intérêt pour l’Arte Povera, on apporte un regard poétique aux standards, on cherche à réhabiliter l’idée d’un artisanat intemporel…Quant à notre rapport à la Nature, il évolue vers plus d’humilité : on s’émeut de la richesse du monde vivant et on s’émerveille à nouveau. L’engagement devient émotionnel et les passions militantes. Comme un remède à l’anxiété, on favorise les décors végétaux immersifs, on s’inspire des couleurs flamboyantes et textures incroyables du monde floral et animal. Les esthétiques liées au changement climatique se parent d’un voile de nostalgie, résolument poétique.

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